Dieppe, le 21 octobre 2020 – Dans son rapport publié le mardi 20 octobre 2020, la vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick a souligné l’importance de prendre des décisions objectives et fondées sur des données probantes dans l’affectation des budgets d’immobilisations. Le Conseil d’éducation (CED) du District scolaire francophone Sud (DSFS) abonde dans le même sens, en ajoutant qu’il faut aussi tenir compte des particularités des régions dans la planification des infrastructures scolaires.
« Au DSFS, nous avons un comité des installations qui commande des études démographiques et des études de faisabilité afin de mieux prévoir les projets d’infrastructures. Il est important pour nous de recueillir des données sur les inscriptions, comprenant des projections, en raison de la croissance fulgurante et constante de nos effectifs scolaires », explique monsieur Paul Demers, président du CED.

Dans le cas de l’école de Moncton, par exemple, le Conseil d’éducation s’est appuyé sur des données illustrant le nombre d’élèves dans les écoles de la région, en fonction des espaces disponibles, de même que sur les projections pour les années à venir. Les données recueillies ont permis de constater que le plan initial prévu ne répondait plus aux besoins. Ainsi, le CED a revendiqué un investissement supplémentaire pour que l’école de Moncton devienne un complexe scolaire de deux écoles pouvant accueillir jusqu’à 1300 élèves.

« Dans son rapport, la vérificatrice générale recommande aussi d’améliorer le processus d’évaluation. Le processus d’analyse multidimensionnelle quadruple bilan fournit une analyse fondée sur des données, mais cet outil a ses limites. Par exemple, il ne tient pas compte de certaines particularités, notamment en ce qui a trait aux besoins en francisation dans des régions en situation linguistique minoritaire », ajoute monsieur Demers.

Rappelons qu’en juin 2020, la Cour suprême du Canada a tranché en faveur du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) et de la Fédération des parents francophones de la province (FPFCB) dans le dossier sur le financement de l’éducation en français, langue première, en contexte minoritaire. Selon monsieur Demers, « ce jugement reconnaît l’obligation d’assurer un financement adéquat des conseils scolaires francophones afin que les élèves aient accès à une éducation équivalente. En tenant compte de cet aspect, l’école francophone de Saint-Jean devrait alors grimper dans la liste des priorités du gouvernement. »

La vérificatrice générale recommande aussi d’appliquer un processus budgétaire à long terme qui intègre les meilleures pratiques de gestion du cycle de vie des biens. À ce chapitre, le CED a de grandes inquiétudes face au ralentissement dans les investissements du gouvernement au niveau de l’entretien des plus vieilles écoles. Par exemple, les écoles Louis-J.-Robichaud, Amirault et Mathieu-Martin sont en attente d’importants travaux de rénovation et de modernisation. Pour le CED, il est primordial d’avoir un plan global pour assurer la viabilité des infrastructures à long terme.

« Nous saluons le rapport de la Vérificatrice générale qui souhaite apporter des améliorations dans le processus décisionnel entourant les infrastructures scolaires. Nous implorons le gouvernement de mettre ses recommandations en œuvre, tout en tenant compte des particularités de notre district qui compte plus de 52 % de la population étudiante francophone de la province et qui offre des services éducatifs dans les communautés anglodominantes de la province », conclut monsieur Demers.

Source :
Ghislaine Arsenault
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