Dieppe, le 14 juin 2020 – Le vendredi 12 juin 2020, la Cour suprême du Canada tranchait en faveur du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) et de la Fédération des parents francophones de la province (FPFCB) dans une cause portant sur le mode de financement de l’éducation en français en contexte minoritaire.
Le Conseil d’éducation (CED) du District scolaire francophone Sud (DSFS) se réjouit de ce jugement qui aura un impact majeur sur l’avenir de l’éducation en français et sur la francophonie canadienne dans son ensemble, selon le président du CED, monsieur Paul Demers. « Ce jugement est une excellente nouvelle pour les systèmes d’éducation en situation linguistique minoritaire et vient réaffirmer le droit des francophones d’avoir accès à des services éducatifs dans les provinces à majorité anglophone », souligne monsieur Demers.
Ce jugement reconnaît non seulement ce droit, mais également l’obligation d’assurer un financement adéquat des conseils scolaires francophones afin que les élèves aient accès à une éducation équivalente.
« Au Nouveau-Brunswick, nous avons déjà la chance de bénéficier d’un système qui reconnaît cette responsabilité. À preuve, nous avons vu la construction de plusieurs nouvelles écoles au sein de notre district au cours des dix dernières années », reconnaît monsieur Demers. Toutefois, ce jugement donnera du poids à nos revendications pour construire des écoles de langue française dans les régions anglo dominantes, où la clientèle francophone demande des services éducatifs en français », ajoute-t-il.
Lors de la réunion du Conseil d’éducation du mois de mai 2020, il a été question des besoins criants pour la construction d’une école à Saint-Jean et d’une autre sur la rive sud de Fredericton. Ces deux projets de construction figurent sur la liste des priorités du Conseil d’éducation adoptée lors de cette réunion et qui sera soumise au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.
Des données probantes recueillies dans le cadre d’études démographiques démontrent également la nécessité de construire ces écoles. Toutefois, dans la dernière ronde des projets d’immobilisation annoncée par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, ces projets n’avaient pas été retenus.
Source :
Ghislaine Arsenault
Directrice des relations stratégiques
District scolaire francophone Sud
DSF-SInfo@nbed.nb.ca
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Décision de la Cour suprême : Une victoire pour toute la francophonie canadienne