Dieppe, le 6 mars 2020 – Le Conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud (DSFS) se dit surpris et outré d’apprendre que des pourparlers ont eu lieu cette semaine entre des représentants élus afin d’échanger un vote à l’Assemblée législative contre la construction d’une école dans la région de Saint-Jean.
« Nous travaillons en collaboration avec le gouvernement depuis plusieurs années afin de développer une approche non partisane dans la planification des infrastructures scolaires, explique le président du Conseil d’éducation du DSFS, monsieur Paul Demers. La décision de construire une école doit être fondée sur des données probantes, et non sur des faveurs politiques. »
Le rôle du Conseil d’éducation est d’établir les priorités du district en matière d’infrastructures et de les présenter au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance. Pour ce faire, une procédure est en place comprenant des études démographiques et de la consultation auprès des parents. Les priorités sont ainsi établies en fonction des données recueillies, une procédure qui est en place depuis le gouvernement précédent et qui a pour but d’assurer l’équité et la transparence.
Le Conseil d’éducation du DSFS a identifié la construction d’une nouvelle école francophone à Saint-Jean comme première priorité lors de son plus récent exercice de planification. Selon monsieur Demers, les événements des derniers jours pourraient compromettre la construction de cette nouvelle école dans cette région.
« Nous avons communiqué cette priorité au gouvernement lors d’une rencontre avec plusieurs députés et ministres, nous l’avons rappelée au ministre Dominic Cardy récemment, en plus d’effectuer des suivis par correspondance, mais nous n’avons toujours pas eu de réponse. Toujours en croissance sur le plan des effectifs scolaires, l’école Samuel-de-Champlain connaît un important manque d’espace depuis déjà quelques années. Nous demandons au gouvernement de reconnaître le besoin urgent d’une nouvelle école francophone à Saint-Jean ».
« Certains élus ne semblent pas comprendre le rôle des conseils d’éducation, une réalité qui pourrait mettre en cause le lien de confiance qui existe entre les parents, les conseils d’éducation et les gouvernements, ajoute monsieur Demers. Il ne faut jamais perdre de vue les raisons de nos actions et la finalité de celles-ci. Nous devons toujours agir de manière éthique et dans le meilleur intérêt des élèves. »
Source :
Ghislaine Arsenault
Directrice des relations stratégiques
District scolaire francophone Sud
Ghislaine.arsenault@nbed.nb.ca
506 856-3183
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Le Conseil d’éducation du DSFS dénonce les efforts des élus à monnayer les projets de construction d’écoles