Dieppe, le 25 février 2020 - « C'est très différent ; les gens sont très gentils. Nous n'avons pas besoin d'avoir un uniforme, on a plus de temps pour les loisirs. Et, on a des casiers! » C'est ainsi que répond Benjamin, élève de 10e année à l'école L’Odyssée, de Moncton, quand on lui demande comment va la vie scolaire depuis son arrivée du Brésil.

L’été dernier, quand il a mis les pieds à Moncton avec ses parents et ses deux sœurs, Benjamin avait une connaissance minime du français. Un peu plus de six mois plus tard, il peut converser sans peine dans sa nouvelle langue.

Son père, Francisco Barreto Diniz Neto, raconte qu'en arrivant à Moncton, on lui avait conseillé d'inscrire ses enfants dans une école anglophone. C'est par l'entremise d'un de ses nouveaux voisins qu'il est entré en contact avec Amira Khedhri, conseillère à l'accueil et au recrutement du District scolaire francophone Sud.

« Après avoir rencontré Amira, nous avons conclu que le programme en français serait plus intéressant pour les enfants », raconte le père.

« Nous voulions qu'ils apprennent le français, ajoute la mère, Marianne Martin de Carvalho. Francisco et moi parlons couramment l'anglais. Nous savions que nous pouvions les aider avec l'anglais, mais nous sommes venus ici parce que c'est une province bilingue. »

Marianne et Francisco disent avoir été enchantés par l'accueil qui leur a fait oublier leurs craintes de l'hiver et de laisser leurs enfants avoir plus d'autonomie qu'ils en avaient au Brésil, comme prendre l'autobus seuls, par exemple. « Les enseignants nous appellent pour nous dire que ça va bien, dit Marianne. Normalement, on aurait seulement reçu des commentaires lorsque les choses vont mal », s'étonne Francisco.

Les trois enfants de Francisco et de Marianne font partie du nombre grandissant d'élèves provenant de l'extérieur du pays qui fréquentent les écoles du District scolaire francophone Sud. 2016-2017 a été une année charnière avec une augmentation de 80 pour cent par rapport à l'année précédente du nombre d’élèves issus de l’immigration. Depuis, la clientèle a doublé pour atteindre, lors de la rentrée 2019, près de 1 200 élèves provenant d'une multitude de pays.

Plusieurs services et initiatives ont été mis sur pied au fil des ans pour faciliter l'accueil, l'intégration et l'apprentissage de ces élèves. Pour la clientèle allophone, il existe des programmes d'acquisition linguistique tels que des camps d'été et des classes animées pendant l'année scolaire. De plus, le personnel scolaire se mobilise pour favoriser l’accueil et l’intégration de leurs nouveaux élèves au sein de l’école et de la salle de classe.

Amira Khedhri joue également un rôle important pour aider les familles à cheminer dans leur nouvel environnement. « Je les rencontre et je leur explique le système scolaire d’ici. C'est comme une séance d'information d'environ une heure et demie. Je peux les aider avec l'inscription. Ensuite, je les mets en contact avec la direction pour qu’ils puissent visiter et intégrer leur nouvelle école, et par la suite je fais un suivi pour m'assurer que tout va bien. »

Le district scolaire compte aussi sur les services d'un agent pédagogique pour les nouveaux arrivants. Il travaille, entre autres, à la sensibilisaton du personnel enseignant et du personnel d'appui à l'apprentissage à la réalité et aux besoins de cette clientèle et il offre des ressources favorisant l’ouverture à la diversité culturelle.

Selon Amira Khedhri, fréquenter l'école de langue française a un avantage marqué pour les élèves nouvellement arrivés. « C'est ce qu'on explique à nos nouvelles familles, qu'elles soient francophones ou allophones. L'école francophone a l’avantage de permettre aux élèves de développer un bilinguisme fort et durable dans la seule province bilingue au pays. L’approche axée sur le développement des compétences et le cheminement de vie et de carrière est aussi gagnante. »

Renseignements :
 
Légendes :
Photo du haut, de gauche à droite : Marianne Martin de Carvalho (mère); Francisco Barreto Diniz Neto (père); les enfants : Benjamin, Sophia, Lara; et Amira Khedhri, conseillère à l'accueil et au recrutement du District scolaire francophone Sud.
Photo du bas, à gauche : Sophia (à gauche) et Lara (à droite) Martin Diniz, en compagnie de leur tutrice en francisation, Mélanie Bastarache, de l'école Le Mascaret.
Photo du bas, à droite : Benjamin Martin Diniz

Source :
Ghislaine Arsenault
Directrice des relations stratégiques
District scolaire francophone Sud
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