Dieppe, le 29 novembre 2023 — Maintenant que le gouvernement du Nouveau-Brunswick (GNB) vient de déposer son budget d’immobilisations, le Conseil d’éducation (CED) du District scolaire francophone Sud (DSFS) exprime, encore une fois, sa profonde déception à l’égard des fonds qui lui seront alloués en 2024-2025.

Le CED du DSFS souligne ses efforts proactifs pour répondre à la forte croissance de ses effectifs et anticiper les besoins, mais continue de se heurter au manque de financement adéquat de la part du GNB.

Le président du CED, Michel Côté, souligne l’ironie de la situation : « Le gouvernement dit miser sur une “éducation de première classe”, mais il ne se donne pas les moyens d’investir adéquatement pour en faire une réalité, particulièrement dans les districts francophones. En n’investissant pas suffisamment dans notre district, le gouvernement vient directement compromettre la qualité de l’éducation qu’il prétend valoriser. »

Malgré la croissance fulgurante du DSFS, particulièrement à Fredericton, à Moncton et à Saint-Jean, les fonds qui lui seront remis dans le budget 2024-2025 répondent à peine à ses priorités actuelles, qui se font de plus en plus urgentes. Dans les 10 dernières années, le DSFS a connu une croissance de 25 % de ses effectifs, notamment en raison de l’arrivée massive de familles issues de l’immigration. Les investissements ne reflètent pas cette augmentation; le gouvernement prévoit seulement doubler la capacité d’accueil de l’école Saint-Henri de Moncton, où on tire la sonnette d’alarme depuis des années.

« Nos infrastructures peinent à accueillir toutes ces nouvelles personnes apprenantes, poursuit M. Côté. Avec le budget qu’il vient de déposer, le gouvernement ne tient visiblement pas compte du fait que nos écoles débordent. Ces fonds nous permettront seulement de fonctionner au minimum et difficilement de viser “une éducation de première classe”. L’agrandissement de l’école Saint-Henri n’est qu’un de 10 projets absolument essentiels identifiés par le DSFS. À ce rythme, on ne fait que prendre du retard. »

Selon des projections, si le DSFS ne construit pas d’écoles dans les cinq prochaines années, environ 40 nouvelles classes mobiles seront nécessaires. Chaque classe mobile coûte entre 300 000 et 400 000 $, sans compter le coût du démantèlement et de transport une fois qu’elle n’est plus requise.

« Plus le gouvernement attend, plus ce sera coûteux, explique M. Côté. Ne pas agir de façon proactive revient à faire des dépenses inutiles, comme pour l’ajout de classes mobiles. Il est grand temps que le gouvernement reconnaisse l’urgence d’agir de manière décisive pour respecter les droits constitutionnels des personnes apprenantes en milieu linguistique minoritaire. »

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Source :
Jean-Luc Thériault
Directeur de relations stratégiques
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